


Plancton (du grec ancien planktós ou « errant »)
Nom générique pour la totalité d’organismes microscopiques vivant en suspension dans l’eau et en apparente passivité parce qu’ils semblent inaptes à lutter contre les courants.
Dans le troisième volet scénique de CARMEN // SHAKESPEARE, nous sommes dans un monde sans hiérarchie par rapport aux degrés de réalité. Trois écrans-personnage, une flaque faite de morceaux technologiques et deux corps tenteront de trouver des synchronies narratives.
Un Dialogue de sourds ? Non ! Un cabaret en boucle fait de recommencements.
En fait, l’homme et la femme tentent de trouver un équilibre. Mais les amplifications et les lapsus de la Machine rendent la tâche très difficile. Ils ne savent plus où s’accrocher.
En jouant au vrai et au faux, au récit et au commentaire, ils vont construire sur scène un film littéralement en 3D. Devrait-on dire en 4D ? 4 Désirs ?
Dans PLANCTON, un narrateur maladroit accompagnera nos marionnettes ; il saura tout. Il connait très bien la fin. Les corps seront en pleine hémorragie de désir ; ils voudront croire au contrôle de leurs impulsions. Le temps et l’espace seront malaxés, soulignés et contredits ; les mémoires seront reconstituées…
Parfois, les forts courants plus ou moins robotisés de la Machine « feront naufrage » à toute résistance. Le destin marquera sa loi : petit à petit, nous tomberons avec eux dans Le Dernier Acte ; celui de la mort, celui qu’ils avaient toujours repoussé grâce à l’amour.
– Dans PLANCTON, nous serons dans l’errance.
– Il s’agira de commenter, de mentir et même de se mentir.
– Tu te souviens ?
– Les choses existent par le simple fait de les nommer. Tout sera là. Tout sera possible !
– Regarde la vibration : Errance ? Résistance ? Acceptation de quelques politiques à la dérive ? Folie ?
– Non ! Un cabaret en boucle fait d’acharnements.
– Un Dialogue de Sourds ? Non !
– Non !
– Un puzzle d’images et de sons nous tend des pièges en direct.
– Nous nous trouvons à nouveau face à face, ici et maintenant.
– Ici et maintenant ? Ici ? Maintenant ?
– Rien n’est stable.
– Ici tout deviendra très glissant.
– Tu es sûr ?
– Non !