


Création décembre 2013 (50 min).
MOD, Friche Belle de Mai / Marseille-Provence 2013.
2 performeurs + 2 invités (via les images et les sons)
Tout funambule sait que l’état de repos sur la corde implique inévitablement une chute.
Il sait aussi que pour trouver l’équilibre la tension doit être bien calibrée et le mouvement doit être permanent.
F. Ruiz de Infante / O. Mesa
Dans le premier volet du projet, une femme et un homme invoquent une présence qui n’arrive pas… C’est le temps de la SÉDUCTION.
Là, nous traçons les sillons d’un poème fait de tensions et de complicités, d’interrupteurs trompeurs et de vibrations qui connectent réalités et fictions.
Là, nous évoquons l’espace de la confiance. Là, nous tentons l’amour en criant et nous nous en protégeons aussi, en criant.
Dans L’Acte 1, il s’agit d’invoquer l’énergie d’un corps mythique et de tenter d’être possédé par lui, par son image, sa respiration, sa voix, sa chair…
Sur scène, un homme et une femme se trouvent à l’intérieur d’un piège technologique qu’ils construisent eux-mêmes ; cette « machine », activée et arrêtée en permanence, est un véritable troisième personnage de l’œuvre : les rituels cycliques qu’elle impose et dans lesquels s’emmêlent les personnages exacerbent des relations de désir et de pouvoir, de jeu et de manipulation.
Oui, ce premier acte (celui d’un brouillard fait de minuscules cristaux de glace en suspension) parle de l’amour, de complicités, de résistances et d’accords qui déterminent les relations au masculin et au féminin.
Il active, en fait, une troublante (et belle) complexité profondément humaine.
L’espace dans L’Acte 1 : une machine étripée.
Le terrain du jeu de L’Acte 1 est blanc ; mais ce blanc est rempli d’un désordre suspect.
Quelques chaises, deux tables, d’énigmatiques objets qui jonchent le sol, plusieurs lampes, trépieds et petites machines de différentes natures encombrent et dessinent de possibles parcours.
Dualités et fausses symétries se succèdent. La Machine ici sera amplificateur, obstacle et filtre des invocations.